Philosophie cognitive

Il est difficile de ne pas aborder la cognition sous l’aspect philosophique puisque pendant plus de 2000 ans aucun outil, autre que l’introspection, ne permettait  d’explorer les mécanismes mentaux.
A partir des années 1990, les neurosciences modernes ont mis en évidence l’extraordinaire complexité du matériel biologique du cerveau (200 milliards de neurones) et du corps (à la surface de l’intestin il y a 100 millions de neurones reliés au cerveau). Cela dit les neurosciences ne répondent pas à toutes nos interrogations, bien au contraire puisque le mécanisme neuronal global reste totalement mystérieux.
Avant cette période il semblait difficile à une approche purement matérialiste d’expliquer les performances cognitives humaines, notamment en ce qui concerne la conscience réflexive et celle de soi, sans avoir recours à la méta-physique, par exemple à l’âme.
Maintenant on peut se débarrasser de l’âme sans perdre son humanité, bien au contraire. Notre meilleure connaissance de nous-mêmes ne nous prive pas de nos capacités transcendantales, de nos meilleurs élans altruistes et de rêver d’un monde toujours meilleur pour nos enfants.
A quoi nous sert la conscience ?
Comment ce matérialisme peut garantir notre libre-arbitre  ?
La conscience comme objet d’étude scientifique, est-ce raisonnable ?
La mécanique quantique dans le cerveau, fausse piste ?

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